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  • Extirpé de L’ombre: Yves Bilodeau, Technicien en Chef de L’équipe Canadienne

    Extirpé de L’ombre: Yves Bilodeau, Technicien en Chef de L’équipe Canadienne

    Canada's Yves Bilodeau at the 1992 Albertville Olympic winter Games. (CP PHOTO/COA/Ted Grant)
    Canada’s Yves Bilodeau at the 1992 Albertville Olympic winter Games. (CP PHOTO/COA/Ted Grant)

    Si le ski de fond de compétition connaît un essor considérable au Canada depuis la dernière décennie, il faut en remercier les athlètes, dont le talent énorme déborde sur la scène internationale. Au coeur du succès canadien figure également l’équipe de fartage, au sommet de laquelle Yves Bilodeau, Québécois d’origine habitant la commune française de Ruffieux, trône modestement depuis quelques années.

    «Bilose», joyeuse épithète dont l’affublent ceux qui côtoient régulièrement l’expatrié, entamera en septembre sa vingtième saison au sein de la troupe canadienne. Avec trois participations olympiques (88, 92 et un retour inattendu en 98) et cinq Championnats du monde, le vétéran de 52 ans a d’abord fait ses classes sur neige à titre de fondeur d’élite. S’il peut compter encore aujourd’hui sur cette riche carrière initiatique, il n’en mesure pas moins le fossé séparant les deux époques: quelques deux décennies avant les Jeux Olympiques (J.O.) de Sochi, pour lesquels le Canada déploya une artillerie record de neufs farteurs, un seul technicien travaillait au service de fartage à Albertville en 1992. En dépit d’un tel renversement, le technicien en chef de l’équipe canadienne conserve un attachement au passé et semble porter une méfiance de vieux loup face à l’accélération des choses.

    Nous avons joint Bilodeau à sa demeure savoyarde, battue derechef par une forte pluie contraignant le passionné de pêche à délaisser temporairement le Rhône. L’homme revient avec humour sur ses débuts en 1995, nous présente ses compagnons d’armes oeuvrant au sein de l’équipe canadienne et se prononce sans détour sur les déconvenues de Sochi.

    Canada's 1992 Albertville Olympic team: (from left to right) Top: Alain Masson, Dave Wood (Wax Technician), Dany Bouchard, Yves Bilodeau, Darren Derochie, Al Pilcher, Wayne Dustin.  Bottom: Laurent Roux (Head Coach) Jane Vincent, Lucy Steele, Lorna Daudrich, Rhonda De Long, Marty Hall (NST Director),  absent Angela Schmidt-Foster. (Photo: Cross Country Canada)
    Canada’s 1992 Albertville Olympic team, including Yves Bilodeau (top, center). (From left to right) Top: Alain Masson, Dave Wood (the lone wax tech), Dany Bouchard, Yves Bilodeau, Darren Derochie, Al Pilcher, Wayne Dustin.
    Bottom: Laurent Roux (head coach) Jane Vincent, Lucy Steele, Lorna Daudrich, Rhonda De Long, Marty Hall (NST director), absent Angela Schmidt-Foster. (Photo: Cross Country Canada)

    FasterSkier: De fondeur olympique canadien à technicien en chef de l’équipe canadienne de ski de fond: quest-ce qui vous a convaincu de faire le saut il y a vingt ans?

    Yves Bilodeau: En 1995, lorsque j’ai arrêté de skier après les Championnats du monde   de ski nordique à Thunder Bay, je suis déménagé en France avec ma première conjointe qui, à l’époque, travaillait au Bureau international du Travail situé à Genève et terminait ses études en droit international. Je me cherchais un boulot et songeais à me joindre à une équipe européenne pour faire des courses de longue distance. En fin de compte, Alain Masson, mon grand copain qui travaillait déjà au sein de l’équipe canadienne de fartage, m’a laissé son poste pour combler celui d’entraîneur de ski de fond du Yukon. Le transfert s’est fait rapidement, d’autant plus que le métier de farteur m’intéressait déjà.

    Former Canadian National Team member Yves Bilodeau racing in Calgary. (Photo: Cross Country Canada)
    Former Canadian National Team member Yves Bilodeau racing in Calgary. (Photo: Cross Country Canada)

    FS: Vos nombreuses années de compétitions ont sans doute contribué grandement à façonner votre intérêt pour le fartage, alors que déjà vous mettiez les mains à la pâte?

    YB: Il faut dire que mes années en Coupe du monde au sein de l’équipe canadienne n’ont rien à voir avec l’encadrement, le matériel et le personnel de travail dont bénéficient les athlètes d’aujourd’hui. Aux J.O. d’Albertville en 1992, nous avions seulement un technicien, qui s’occupait aussi de prendre des photos et remplissait d’autres tâches. Nous étions donc déjà à cette époque bien loin de l’imposante machine norvégienne. Peu à peu, notamment avec l’arrivée de Dave Wood [technicien en chef en 1992 et entraîneur en chef de l’équipe canadienne en 2002], davantage de techniciens ont été embauchés, mais le Canada demeurait à la traîne sur le circuit de la Coupe du monde. Je crois que nous avons maintenant corrigé le tir, malgré que les budgets nous limitent toujours un peu.

    FS: Qui sont les membres de l’équipe canadienne de fartage actifs en Coupe du monde?

    YB: Micke Book, un Suédois formidable qui s’entendait mal avec ses compatriotes, s’est intégré au groupe tout juste après les JO de Turin en 2006. Joel Jacques travaille avec nous à l’année longue depuis Canmore. Quand son horaire d’entraîneur au Yukon le lui permet, Alain Masson nous épaule lors des plus gros événements.

    Il y a aussi Sacha Bergeron, qui vient tout juste d’être père d’un garçon, et nous avons engagé récemment Fabio [Ghasifi], un excellent farteur italien qui a travaillé avec l’équipe japonaise. Comme les Japonais ont souvent eu de bons skis dans des conditions difficiles, nous tenions fortement à l’avoir avec nous. Graham Maclean fera aussi partie de l’équipe.

    Pour ma part, je suis entièrement consacré au ski de fond à partir de septembre jusqu’à avril. Normalement, nous sommes six techniciens en Coupe du monde, et huit ou neuf pour les JO et les Championnats du monde. Pour les courses de style libre en Coupe du monde, lorsque nous avons peu d’athlètes inscrits, nous nous débrouillons avec quatre techniciens, sans compter les entraîneurs qui viennent parfois nous porter main-forte. Micke et Joel travaillent surtout à l’«accroche» (l’adhérence), alors que je m’occupe davantage de la glisse avec Fabio.

    FS: Les déboires dAlex Harvey et des autres membre de l’équipe canadienne aux derniers J.O. de Sochi ont fait couler beaucoup dencre. Que sest-il passé exactement au niveau de la préparation des skis?

    YB: Nos déboires en fartage ont eu tout à voir avec la transition de 14h, soit le moment à partir duquel les conditions de neige du parcours changeaient complètement. À 14h, heure de départ de la plupart des courses à Sochi, un côté de la montagne était très froid, alors que l’autre -avec deux longues montées- était exposé au soleil. 15 minutes avant le départ, les athlètes étaient confiants et nous disaient combien leurs skis étaient bons, mais au départ de la course, les skis étaient pourris et n’avançaient plus. D’autres équipes ont évidemment connu les mêmes difficultés. Nous aurions dû être en mesure de tirer profit de ces conditions exceptionnelles et nous démarquer des autres. Nous avons finalement trouvé la solution de fartage grâce à Daria [Gaïazova]. Daria a demandé à Sacha de préparer à nouveau sa première paire de skis, qu’elle trouvait trop lents. Sacha a eu seulement le temps d’enlever une généreuse couche de fart sur cette première paire, puis l’a mise de côté. Daria l’a ensuite testée, puis est revenue nous dire que ses skis étaient parfaits. Nous avons donc compris qu’il fallait appliquer une couche très fine de klister rouge sur des skis à faible cambrure, ce qui allait à l’encontre de nos pratiques habituelles. Cette découverte s’est faite malheureusement trop tard. Nous n’étions finalement pas dans le coup et nous les [athlètes canadiens] avons fait souffrir.

    FS: Étaient-ce parmi les pires conditions de neige auxquelles vous avez été confronté en carrière?

    YB: J’avais rarement vu ça! Habituellement, le dégel se fait uniformément, mais là les deux montées faisant face au stade étaient soumises à une chaleur étonnante. C’était fou! Même à -3°C, la neige accumulée dans les branches des grands arbres fondait puis dégouttait sur la piste, pour ensuite regeler. Nous étions pourtant au courant de ces circonstances inhabituelles, ayant skié plusieurs fois à Sochi dans les trois ans précédant les JO. Nous avons cependant raté notre coup en ne testant aucune fois les skis à 14h. À 11h, ça allait. À 13h, ça allait. 15 minutes avant 14h, ça allait toujours. J’ignore pourquoi, mais c’est à 14h pile qu’avait lieu ce changement soudain de conditions et ça n’allait plus du tout!

    FS: Avec quelques mois de recul, quels enseignements ou leçons tirez-vous des derniers J.O.?

    YB: La vie est faite de bons et de moins bons coups. Nous nous sommes faits avoir à Sochi, mais pensons aux Norvégiens qui se sont aussi gourés. Ils ont visité et testé le parcours bien plus souvent que nous avant le début des J.O., en plus de collaborer de près avec la compagnie Swix, dont les techniciens sont allés faire nombre d’essais en préparation des Jeux. Nous avons fait le point sur Sochi et conclu que dès l’an prochain, Graham et un autre technicien du même gabarit qu’Alex accompagneraient et assisteraient Alex jusqu’aux derniers moments précédant le départ des courses, pour tout ajustement de dernière minute.

    FS: La fin de saison 2014 exceptionnelle de Harvey (notamment à Falun, en Suède) a-t-elle effacé en partie les mauvais souvenirs de Sochi?

    YB: La pression de bien faire pèse sans arrêt; nous ne pouvons nous permettre plusieurs mauvais coups si nous voulons marquer des points au classement général de la Coupe du monde. C’est étrange, Harvey, tout comme le Norvégien Martin Sundby, a fait des podiums avant et après les Jeux. Le drame de Sochi, c’est d’essuyer ce revers alors que les attentes étaient tellement élevées, que tout le monde en parlait depuis si longtemps. Comme on dit au Québec, «la puck ne roulait pas pour nous»! [Rires]

    Canadian wax tech Yves Bilodeau (second from l) receives a gift from Chandra Crawford, Beckie Scott and Sara Renner. (Photo: John Evely/Cross Country Canada)
    Canadian wax tech Yves Bilodeau (second from l) receives a gift from Chandra Crawford, Beckie Scott and Sara Renner for his commitment to Canadian cross-country skiing. (Photo: John Evely/Cross Country Canada)

    FS: Depuis vos débuts en fartage au sein de l’équipe canadienne en 1995, comment le ski de fond de compétition a-t-il évolué sur les plans sportif et technique selon vous? Quels grands changements avez-vous observés?

    YB: Les grands changements ne sont pas aussi nombreux qu’on peut le croire. Au chapitre de la glisse, les «accélérateurs» -produits liquides à base de fluor que nous appliquons en fin de préparation- font une grande différence. En termes de «kick», il existe quelques nouveautés, mais nous utilisons encore aujourd’hui des farts d’adhérence vieux de vingt à trente ans, comme la Rode rouge, qui n’a rien perdu de son efficacité. Tout le matériel s’allège d’année en année. Les compagnies de ski cherchent aussi sans cesse à améliorer l’uniformité dans leurs productions afin d’offrir des skis égaux. Comme il ne s’agit pas encore d’une science exacte, nous découvrons souvent des paires qui se démarquent du lot.

    FS: Quest-ce qui caractérise un ski rapide, comment le reconnaître?

    YB: Il est aisé d’éliminer les paires plus lentes, mais il demeure impossible de repérer un ski exceptionnel directement chez le fabricant sans y poser d’abord une fixation et le tester sur neige. L’été, Micke effectue aussi des essais dans le tunnel de neige de Torsby en Suède et attribue une cote à chaque paire testée. L’essai sur neige demeure incontournable et constitue l’unique moyen d’identifier les meilleurs skis.

    FS: Les forces économiques variant grandement dune nation à lautre, comment parvenez-vous à tenir tête aux équipes de fartage les mieux nanties?

    YB: La saison dernière, avec l’appui de nos commanditaires canadiens, comme Haywood et AltaGas, nous avons fait l’acquisition d’un camion de fartage, faisant dès lors partie d’une poignée de nations profitant d’un tel véhicule de soutien. D’autres, comme les Américains et les Français, travaillent actuellement à amasser les sommes nécessaires  et espèrent en bénéficier aussi. Depuis mon arrivée au sein de l’équipe canadienne, il s’agit de l’amélioration technique la plus formidable! Nous sommes désormais pleinement autonomes: nous pouvons nous garer au pied des pentes, accomplir plus facilement nos tests et éviter de travailler dans les salles de fartage mal ventilées. Le camion peut accueillir nos quelques 350 paires de ski et comprend six stations de fartage, de même qu’un système de ventilation filtrant l’air toutes les deux secondes. C’est aussi la première année où je ne suis pas aux prises avec des maux de dos! En évitant le transport de tout le matériel dans des salles éloignées, notre boulot et notre qualité de vie s’en trouvent fortement améliorées.

    FS: Comment entrevoyez-vous la prochaine saison de Coupe du monde 2014-2015? Les Championnats du monde de Falun seront-ils lobjectif premier de l’équipe?

    YB: Oui, les Championnats du monde ont certainement la priorité cette année et nous nous attendons à récolter des médailles à Falun. Nous voulons oublier Sochi, remettre les pendules à l’heure et bien faire aux Championnats du monde et au Tour de ski.

    FS: Le choix dhabiter à Ruffieux (France), malgré l’éloignement des centres canadiens dentraînement, vous offre-t-il une position stratégique en Europe?

    YB: Oui, je peux tester moi-même des skis à Val d’Isère et à plusieurs endroits en France, tout en conservant du matériel de fartage en sol européen pour éviter à l’équipe de tout transporter par avion depuis le Canada. Je garde aussi chez moi un bus loué à l’équipe que nous utilisons lors des compétitions en Europe. L’équilibre est parfait car Joel demeure à Canmore et s’occupe d’y encadrer l’équipe durant l’été. C’est ensuite en septembre que Micke, Joel et moi unissons nos forces pour la prochaine saison hivernale.

    FS: Finalement, quels sont vos projets estivaux? Avez-vous une compétition de raid en vue bientôt, un voyage de pêche en Savoie?

    YB: Ma carrière en raid a beaucoup diminué. Je reste quand même toujours actif, pratiquant surtout la course à pied et la course en montagne. Je m’inscris à plusieurs compétitions locales. Avec les dernières pluies abondantes, la pêche sur le Rhône est impossible, mais on trouve de la perche, de la truite et bien plus dans les lacs de Savoie.

  • Interview: USBA’s Max Cobb On TD’ing the 2012 World Championships… and Holding Two Jobs

    Interview: USBA’s Max Cobb On TD’ing the 2012 World Championships… and Holding Two Jobs

    Max Cobb (left) receiving a hug from a fellow official after Susan Dunklee placed fifth in the 2012 World Championships 15 k individual.

    When Tim Burke finished tenth and Susan Dunklee fifth at IBU World Championships in Ruhpolding, Germany in March, U.S. Biathlon Association President and CEO Max Cobb was on the range watching.

    But it didn’t mean that he could hurry over to the finish and congratulate them. Talk about wearing many hats: Cobb was the TD (technical delegate) for the race, overseeing dozens of other volunteers and shouldering the responsibility of ensuring a fair field of play.

    A well-versed technical delegate (TD), he has overseen races at venues around the world, including working as the Chief of Competition at the 2002 Olympics in Soldier Hollow. Those experiences came in handy as this World Championships was not an easy one. Not only did the races draw a total of over 200,000 people, but the busiest day of competition included 250 racers. The series also featured sloppy conditions, warm temperatures, course closures, and seeding changes. On the first day alone, Cobb appeared twice in press conferences, once to discuss the decision to salt the course and a second time to explain a target malfunction.

    On the ground in Ruhpolding, FasterSkier managed to snag Cobb while he was taking a break from his many duties at the competition and discuss what goes on behind the scenes at biathlon’s biggest races.

    FasterSkier: You TD a World Cup every year, at least one, right?

    Max Cobb: This is my fourth assignment this season. So my third time as a TD, and I was a referee for start and finish in Holmenkollen. Usually I’m involved in about three races as a TD at World Cup or World Championship events in a season.

    FS: Is that a normal workload for officials?

    MC: It’s usually two, but I’m chairman of the Technical Committee, so usually the chairman has more duties. And it’s a little bit extra for me because all the events are normally in Europe, so it’s good when I can be at three events, and then maybe come to a fourth one without an assignment – but at least be present to talk with people.

    One of my duties as chairman is to be the ‘trainer liaison’. So I talk with the coaches to get their feedback and try to take that into consideration as we put together the schedule, or look at rule changes and that kind of thing. It’s important to have contact with them throughout the season.

    This year has been really good: I had one assignment each month. It’s kind of a lot, but it’s been fine.

    FS: This is so much bigger than a World Cup. What’s the difference to be a TD here?

    MC: There are some differences, but the fundamentals are all the same. The competition is the same, the courses are the same. Of course, the infrastructure that’s going on behind it all, for instance the needs of the broadcasters and the fact that we’re having eleven competitions in a week where normally we would have six – it’s like two back-to-back World Cup weeks.

    FS: Is that stuff you have to think about, or is that just in the hands of the Organizing Committee?

    MC: I’m really separated from the Organizing Committee. The TD’s work is really central to the field of play and the experience that the teams have. Those are the things that I need to take care of. All of the spectator services, and transport, and media, those things are all managed by the Organizing Committee.

    Of course, the TV is a big player, so they are really important partners for us there. But that’s been going really well for the last two years. We haven’t had any big issues with the broadcasters.

    (continued below)

    Cobb looks on as eventual winner Darya Domracheva of Belarus shoots during the women's pursuit.

    FS: I guess the other difference here is that there is a bigger field, both with more people and a broader range of ability levels. Does that affect decisions?

    MC: Yes. Here, that had a pretty significant effect because we have probably the most challenging downhill on the entire World Cup circuit, and then the conditions were really difficult with it being soft, and there’s really no way to rake that particular downhill during the competition. You can’t see the athletes soon enough to be able to jump out of the way. So in the end we had to make the decision to change the course.

    I think it was definitely the right decision, but that’s never easy to do during the championships. We really had some problems during the zeroing period when they weren’t keeping the deep snow off of it, and some athletes fell. Even Tim Burke, who is an extraordinarily good skier. You have to maintain a corner like that, and there was no good way to do it.

    So, yes. Those kinds of considerations definitely play in, and we have to manage the situation for a larger field.

    FS: How did you react to the shooting problem in the mixed relay? [Note: a target malfunctioned for Norway’s Ole Einar Bjørndalen, causing him to ski an unnecessary penalty loop. Norway received a time bonus and won gold even though Slovenia crossed the line well in front.]

    MC: Luckily, I have some experience with those kinds of situations both at national events and even at international events, where for whatever reason the target doesn’t seem to be working right. Our rules are super clear about it. You close the firing point and try to make whatever observations you can, for instance whether it was a malfunction, and then if it was you have to calculate the time credit for the athlete.

    So I can say that there were no issues in figuring those things out. Of course something that affects the medal place in a head-to-head competition is just an awful, awful position to be in. The rules are clear so there was no other way to resolve the situation, but it’s just terrible when the team that comes over the line first don’t end up being the winners.

    We tried to work as quickly as possible. It happened in the third leg, and we tried to make sure that all the teams were informed so that they could tell their athletes and they could do whatever they needed to do out on the course. So that information got out, and it got out to the broadcasters, and I think we really worked very quickly to resolve things. But it’s really something you wish would never happen, especially at the World Championships.

    (continued below)

    The Slovenian team of (l-r) Klemen Bauer, Teja Gregorin, Andreja Mali, and Jakov Fak didn't seem to have their spirits dampened after receiving silver.

    FS: What’s the worst error or problem you’ve had to deal with as a TD?

    MC: Oh boy. [laughs]

    You know, we had a really bad situation in Vancouver where the starts got messed up for the pursuit. I wasn’t directly involved in that, but I think it was probably the most serious situation that we had from a technical standpoint in the last eight years. That’s very, very difficult to resolve. I mean, you can figure out what the time differences were, but because it’s a head-to-head competition and it’s tactical, it’s really hard to put Humpty Dumpty back together again.

    So we’ve changed the rules around that, too, so that the athletes have to start themselves, and if they go too early then they get a penalty. I think that’s a much better solution.

    FS: Do the athletes like that?

    MC: They’re fine with it, and we really had no problems, at least this season. Last season was the first time we used it and we had a couple of problems with people in the back of the pack jumping the gun a little bit, but this season I don’t think there’s been a single time penalty. So that’s good.

    You know, the other hard thing is when bad weather comes in in the middle of a competition and we have to call it off.

    FS: It seems like there have been a lot of tough weather races this season.

    MC: None that we had to call off, but yeah, we had to think about it.

    In Nagano during the Olympics, we had a race where the snow falling out of the trees was so strong that you couldn’t see the targets and we had to call it off. We’ve had World Cups where the fog has come in and you couldn’t see the targets. And we had World Championships in Östersund in 2008, I was the TD there, and we had a really, really windy day where trees and flagpoles were falling down, and we had to postpone the start until the next day to make sure that a tree didn’t fall down on the course in the middle of the race.

    So the stormy days are tough. They’re tough on the athletes and also tough on the technical officials, because a lot of times it’s almost a whiteout – officially you can’t even see what’s going on!

    FS: So if something else did go wrong, you wouldn’t be able to deal with it.

    MC: It would take a lot longer to react. So that’s always hard.

    FS: Here, you decided to change the seeding structure. Can you talk about that?

    MC: Sure. We knew already, last year, that it could be… that the weather is difficult here. We have a much smaller field racing on the World Cup on a regular basis. So we came up with a rule that would allow the jury to create a different seeding and grouping system for the World Championships if the weather was bad, and the jury decided to enact that in all the individual-start competitions we had here. I think it was the right thing to do, to keep the athletes that have earned that top ranking in the World Cup together.

    And that’s what the athletes and the coaches all said – that we don’t care if it’s not the best conditions, but we want even conditions with our competitors.

    (continued below)

    Cobb (far left) finally got a chance to celebrate with (l-r) Stan Dunklee, Susan Dunklee, USBA women's coach Jonne Kahkonen, and Judy Robitaille-Dunklee at the medals ceremony after the women's individual race.

    FS: Do you think that having you, as an American, involved in the sport at such a high level has been a benefit for the U.S. program? To have you within the IBU?

    MC: It’s hard to say. I think that the advancements in the U.S. program on the sports side have been completely due to the great staff that we have, and the athletes. I think we get a little bit of credibility for me being in this function, that we’re good partners with the international organization. And obviously the majority of events take place in Europe, and so I think it’s nice when we’re involved in that way because then we’re really partners.

    FS: You’re not just showing up.

    MC: Exactly. So I think that’s been positive. But I think the team and all the performances there, that’s the athletes and the staff. If I was or wasn’t involved in the technical side, they’d still be where they are.

    FS: How do you do two jobs?

    MC: Ha! Ha ha ha! [laughs, a lot]

    FS:  Ha, ha…

    MC: That’s a little rougher.

    All of the people who are in my position as TD’s, we’re all volunteers. We get 35 Euros a day for expenses, and our travel is all covered and so forth. And really, the stuff we do during the wintertime, I’m fortunate to have it as part of my responsibilities with working with U.S. Biathlon. It’s not like I have to take vacation in order to be there. At the U.S. Biathlon level and at the Olympic Committee level they recognize that an important of a national federation’s duties is working within the international federation.

    But by the time April comes, I’m really ready for a break. The hardest part is personal, just to be away from the family that much.

    It’s working out okay.